Alors que le président Cyril Ramaphosa présente Moscou comme « un allié cher », l’Alliance démocratique (DA), ancien parti d’opposition devenu allié de l’ANC au sein du gouvernement de coalition, ne voit pas les choses sous cet œil.
Pour John Steenhuisen, leader de la DA, les positions exprimées au nom du gouvernement d’unité nationale doivent « faire l’objet d’un débat complet et approprié ». « Nous ne pouvons pas et ne voulons pas accepter que l’Afrique du Sud considère comme un allié un régime autoritaire qui viole actuellement le droit international en menant une guerre d’agression impérialiste contre un État souverain », a-t-il déclaré dans les propos relayés par l’AFP.
Pourtant, le président Ramaphosa a, lors d’une rencontre bilatérale avec son homologue russe Vladimir Poutine, affirmé que la Russie est « un ami précieux » de l’Afrique du Sud. Mardi, les deux chefs de l’Etat ont échangé, lors d’un sommet des Brics, autour de questions géopolitiques, du commerce, du changement climatique ainsi que de la paix et de la sécurité.
Après avoir perdu sa majorité absolue lors des élections générales en mai dernier, l’ANC s’est vu contraint à faire une alliance avec la DA. Mais dans le gouvernement de coalition, les positions divergent, notamment sur la politique étrangère. Tout comme sur d’autres questions.
Trésor Mutombo

