Le procès de Jacob Zuma, ex-président sud-africain, reporté au 10 août prochain. C’est ce qu’a annoncé le tribunal de Pietermaritzburg au cours d’une audience ce mardi 20 juillet. L’ancien président doit répondre de seize chefs d’accusation de fraude, corruption et racket liés à l’achat de matériel militaire auprès de cinq sociétés d’armement européennes, alors qu’il était vice-président en 1999.
La fondation Zuma salue ce report. Cette organisation affirme que «la Constitution a gagné enfin». «Il ne peut y avoir aucune audience pénale virtuelle en l’absence de l’accusé qui de ce fait ne peut consulter ses avocats», a déclaré la fondation Zuma dans un tweet.
Ce procès avait repris lundi 19 juillet. Mais les avocats de l’ancien président ont demandé le report pour que le procès se déroule en «présentiel». Ils indiquent que «la virtualité du procès des audiences privait leur client de ses droits constitutionnels, notamment celui de pouvoir consulter son équipe de défense».
L’ex-président est accusé d’avoir empoché plus de quatre millions de rands (soit 235.000 euros au taux actuel) du groupe français Thales. Cette dernière était une des entreprises attributaires du juteux contrat d’une valeur globale d’environ 2,8 milliards d’euros. Cette entreprise française est aussi inculpé pour corruption et blanchiment. Mais Jacob Zuma et la société Thales rejettent ces accusations.
Depuis plus d’une semaine, Jacob Zuma est incarcéré. Il a été condamné à quinze mois de prison pour outrage à la justice. Ce qui a provoqué des troubles à KwaZulu-Natal, son fief. Plus 200 personnes ont été tuées. Et plusieurs centres commerciaux du pays pillés.
Trésor Mutombo

