La capacité des pays africains à accélérer la croissance économique et à proposer des emplois de qualité pour les jeunes dépendra des progrès dans l’adoption des technologies numériques, selon un rapport de la Banque mondiale publié lundi 13 mars.
Pour Andrew Dabalen, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique, « une numérisation rapide permettrait à l’Afrique de canaliser le plein potentiel de sa jeunesse nombreuse pour réaliser une croissance économique de qualité et inclusive ».
Ce rapport intitulé, « Afrique numérique : Transformation technologique pour l’emploi », indique que les efforts continus pour résorber le fossé du numérique en Afrique sont impératifs pour faire passer le continent dans une nouvelle phase de croissance et de renouveau.
Selon les projections, l’Afrique devrait disposer de la plus grande part de la main d’œuvre mondiale en 2100, et elle doit intensifier l’adoption des technologies numériques afin de créer des opportunités pour plus de 22 millions de personnes sur le continent en vue de leur intégration au marché de l’emploi chaque année, selon ce rapport.
Les taux d’utilisation d’Internet varient sur le continent, avec un plus bas à 6% au Soudan du Sud et un plus haut à 53% en Afrique du Sud, ce qui requiert des investissements rapides, des réformes politiques, ainsi que des formations pour combler le fossé du numérique qui divise le continent, observe ce rapport.
Joe Kashama

