Patron du groupe Wagner, société des mercenaires russes, Evguéni Prigojine a péri dans le crash d’un avion à Tver au nord-ouest de Moscou, capitale russe.
M. Prigojine figure parmi les personnes déclarées mortes après que leur avion s’est écrasé. L’Agence fédérale du transport aérien, qui a révélé l’information, renseigne que l’avion privé Embraer Legacy qui s’est écrasé près du village de Kujenkino, dans la région russe de Tver. Appartenait à la société MNT-Aero, spécialisée dans l’aviation d’affaires, il ralliait la capitale russe à Saint-Pétersbourg.
Dix personnes étaient à bord de l’appareil, dont trois membres d’équipage, a commenté le ministère des Situations d’urgence russe. « Selon les premières informations, toutes les personnes à bord sont décédées », a ajouté le ministère.
La même source indique qu’une enquête a été ouverte pour violation des règles de sécurité du transport aérien. Une équipe d’enquêteurs a été envoyée sur les lieux pour établir les causes de l’accident.
En Afrique, le groupe Wagner opère dans quelques pays. Il s’agit notamment de la Centrafrique, Libye et du Mali. Evguéni Prigojine faisait déjà les yeux doux aux putschistes nigériens. Dans une récente vidéo, l’homme promettait « de rendre le continent africain encore plus libre » et qu’il était celui qui entretenait d’excellentes relations avec les dirigeants africains. Sa disparition va-t-elle rabattre les cartes ou sonner le glas de l’épopée de ses hommes en Afrique ? Le dernier mot, va revenir au Kremlin, dans les prochains jours.
Pour plusieurs observateurs, aucun doute ne se pose. C’est le chef du Kremlin, qui se serait débarrassé de son ancien cuisinier, un acolyte qui était devenu trop libre, jusqu’à oser défier son pouvoir en juin dernier, en tentant une mutinerie qui avait finalement échoué. Si un accord avait été trouvé entre les deux hommes, Vladimir Poutine n’avait peut-être oublié cet affront. Il avait traité son ancien sbire de « traître » avant de le laisser filer en Biélorussie. Et l’histoire, n’a jamais été tendre avec les traitres…
Dinho Kazadi

