Ce lundi 3 juin, les principaux syndicats nigérians ont annoncé le début d’une grève illimitée après n’avoir pas trouvé un accord avec le gouvernement sur un nouveau salaire minimum.
Le Congrès du travail nigérian (NLC) et le Congrès des syndicats (TUC), deux des plus grands syndicats du Nigeria, indiquent que les représentants du gouvernement ne s’étaient pas présentés vendredi à une réunion pour discuter de la question. Les syndicats ont rejeté une proposition antérieure.
Ils affirment que la grève va durer jusqu’à ce qu’un nouveau salaire minimum soit en place. Ils exigent aussi l’annulation de la hausse des tarifs de l’électricité intervenue le mois dernier.
« Le gouvernement a refusé d’aller de l’avant, même un kobo n’a pas été ajouté aux 60 000 nairas qu’ils avaient proposés mardi et nous l’avons rejeté à juste titre », ont déclaré les syndicats dans un communiqué.
Au Nigeria, le président Bola Tinubu a supprimé une subvention coûteuse au carburant et levé les restrictions sur le commerce des devises. Une décision, qui a plus que triplé les prix de l’essence.
Le chef de l’Etat a subi la pression des syndicats pour qu’ils offrent une aide aux ménages et aux petites entreprises après avoir supprimé les subventions aux carburants, qui maintenaient l’essence à un prix bon marché, mais coûtaient au gouvernement 10 milliards de dollars l’année dernière.
Le gouvernement tente de sevrer l’économie des subventions afin d’alléger la pression sur les finances publiques début mai dernier. Le Congrès du travail nigérian et le Congrès des syndicats ont indiqué qu’ils vont supprimer leurs outils si un nouveau salaire minimum n’est pas convenu d’ici à la fin mai.
Josaphat Mayi

