Alors que la guerre continue de faire rage au Soudan, où l’armée et les Forces paramilitaires de soutien rapide (FSR) s’affrontent, des organisations humanitaires et de défense des droits humains appellent les belligérants à rétablir les services de télécommunication, mais aussi à mettre fin aux punitions collectives.
Ces organisations indiquent que « des attaques aveugles et la perturbation des télécommunications par les belligérants ont eu un impact sur la capacité des civils à faire face aux effets de la guerre ». D’après elles, cela a aussi affecté des travailleurs humanitaires à fournir des services essentiels.
« Les deux camps ont régulièrement ciblé les infrastructures de télécommunication ou imposé des restrictions bureaucratiques, privant des millions de Soudanais d’accès aux réseaux de soutien nécessaires pour survivre à ce que l’Onu a qualifié de l’une des pires crises humanitaires de mémoire récente », rapporte la déclaration, signée notamment par Access Now, Norwegian Refugee Council et International Rescue Committee.
Au Soudan, près de quarante-huit millions d’habitants ont besoin d’aide humanitaire, principalement organisée par des groupes de bénévoles qui dépendent de liaisons satellitaires coûteuses et rares, notamment via des antennes de contrebande Starlink. Jusque-là, cette connexion internet est le seul moyen pour la population de recevoir des virements de leurs proches à l’étranger.
En février, une coupure des télécommunications à l’échelle nationale a « laissé près de 30 millions de Soudanais » sans liaison pendant « plus d’un mois », ont indiqué les organisations. Dans de nombreuses régions du Soudan, autorités locales et ingénieurs n’ont pas pu réparer les infrastructures endommagées suite au manque de ressources ou des combats continus.
Le Soudan est plongé dans une guerre sanglante et meurtrière entre l’armée et les FSR. Bilan ? Des dizaines de milliers de morts, près de neuf millions de personnes déplacées et les infrastructures détruites.
La Rédaction

