En 2022, la Guinée ne compte que 9% d’admis au baccalauréat, sur plus de 100.000 candidats, une baisse radicale par rapport aux 25% de l’année dernière et aux 44% de 2020. C’est ce qu’ont rapporté les autorités guinéennes lundi 18 juillet.
Les résultats du bac étaient abondamment commentés sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes les jugeant « catastrophiques ».
« En voyant les résultats de ces examens nationaux, nous n’avions que deux choix : faire un repêchage et continuer ainsi la politique de l’autruche ou dire la vérité au peuple de Guinée », a déclaré Guillaume Hawing, ministre guinéen de l’Education, à la presse locale.
Ces mauvais chiffres « confirment le très faible niveau de notre système éducatif et sont le reflet de la déliquescence à outrance de l’école guinéenne », a-t-il affirmé.
Selon une autorité locale, l’école guinéenne a un déficit criant de 20.000 enseignants.
« Des enseignants sont dans des classes multigrades avec des élèves de niveaux différents dans une même salle de classe. D’autres enseignent quatre matières à la fois à différentes classes », a expliqué Pépé Balamou, secrétaire général du syndicat national de l’éducation, à l’AFP.
« Les mauvaises performances des élèves s’expliquent aussi par le manque de tables, de bancs, de bibliothèque et de laboratoire, les effectifs pléthoriques et des enseignants qui ne suivent aucune formation didactique et pédagogique », a-t-il ajouté.
Les candidats à l’entrée en sixième et au brevet ont cette année à peine mieux fait que ceux du bac, avec respectivement 17% et 15% d’admis. Le ministère guinéen de l’Education a annoncé notamment l’organisation de sessions pour améliorer le niveau des professeurs et le recrutement de nouveaux enseignants.
La Rédaction

