Une nouvelle année scolaire qui se lance sur des nombreux défis et attentes dans le secteur éducationnel dans la province de l’Ituri avec la multiplicité des groupes armés, à Goma et Bukavu sous contrôle du M23-AFC.
Dans le territoire de Mambasa, la reprise de cours a été effective. Toutefois, elle est jugée timide. D’après Dieudonné Asaba, chef de la sous-division provinciale de l’Education nationale, plusieurs facteurs expliquent cette situation.
« Il s’agit notamment des inscriptions tardives, la peur liée à l’insécurité sur l’axe Mambasa-Nduye et quelques mouvements de grève dans certaines écoles publiques. Nous encourageons les parents à amener les enfants malgré le contexte difficile financière, mais aussi aux phénomènes groupes armés », a-t-il déclaré.
Quelques régions ont connu cette effectivité, néanmoins sur l’axe Komanda-Luna et Walese Vonkutu, une timidité a été observé en territoire d’Irumu. Entre-temps, l’intersyndicale des enseignants ont lancé une grève de six jours dans le territoire de Mahagi à partir de lundi 1er septembre.
« Dans notre lettre, nous appelons le gouvernement congolais à respecter ses engagements pris lors des assises de la commission paritaire de Bibwa et Mwbela l’année dernière. Notamment d’uniformiser la prime de gratuité et le salaire de N-U et N-P, mais également le paiement de la prime de fonction spéciale aux inspecteurs », a indiqué Ukelo Seege, président et porte-Parole des syndicalistes de Mahagi.
Au Nord-Kivu notamment à Beni et Goma, beaucoup d’écoles ne savent pas comment démarrer à la suite de la destruction des bâtiments lors des multiples attaques des rebelles Ougandais de l’ADF et du M23. Les parents de Goma et Bukavu se disent ne pas avoir la possibilité pour la scolarité des enfants vu le contexte actuel.
« Nous n’avons pas accès aux Banques. Après la Fermeture de l’USAID beaucoup sont actuellement chômeurs, comment pensez-vous que nous allons scolariser nos enfants ? Alors que même en manger et payer le loyer reste une préoccupation majeure ? », s’interroge un père de 6 enfants vivant dans la ville de Goma sous contrôle du M23.
RK

