Ce jeudi 11 août, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a démarré une deuxième turbine, sur les treize prévues du grand Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (Gerd). Selon lui, l’objectif du Gerd est de « développer notre économie en produisant de l’électricité ».
Ce barrage est à la base des protestations du Soudan et de l’Egypte contre l’Ethiopie. Mais Addis-Abeba indique que le troisième remplissage se poursuit.
Pour M. Ahmed, ce barrage « ne vise pas à mettre l’Egypte et le Soudan sur la touche et à leur nuire », insiste-t-il.
Les médias locaux indiquent que cette deuxième turbine a une capacité de 375 MW. Le projet dans son ensemble est désormais achevé à 83,3%.
Le Gerd est présenté comme l’un des plus gros d’Afrique. Son objectif de production initiale de 6.500 mégawatts a été revu à la baisse à 5.000 MW, soit le double de la production actuelle de l’Ethiopie. Il doit être pleinement opérationnel en 2024.
Joe Kashama

