La mairie de Ouagadougou, capitale Burkinabè a interdit vendredi 27 octobre, une manifestation d’un collectif de syndicats, programmé pour mardi 31 octobre prochain afin de dénoncer les restrictions de libertés.
La mairie invoque le contexte sécuritaire de ce pays miné par les violences djihadistes.
Le courrier de la mairie aux syndicats évoque les « risques sérieux d’affrontements, les risques réels d’infiltration à la manifestation, l’accentuation de la fracture sociale entre les différentes composantes de la société ».
Maurice Konaté, président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou appelle à « éviter tout trouble à l’ordre public dans un contexte sécuritaire déjà difficile ».
L’appel au rassemblement le 31 octobre au sein de la Bourse du travail de Ouagadougou avait été lancé mi-octobre par une quinzaine de syndicats réunis dans le collectif, « la Confédération générale des travailleurs du Burkina » (CGT-B).
La CGT-B invitait les autorités militaires à lever l’interdiction de manifester sur la voie publique, instaurée au lendemain de leur prise du pouvoir en septembre 2022.
En avril, l’Unité d’action syndicale (UAS), une autre organisation regroupant les principaux syndicats du Burkina Faso, déplorait les « dérives des autorités ».
Raymond Nsimba

