Alain-Guillaume Bunyoni, ancien Premier ministre, accusé d’atteinte à la sécurité nationale et d’insulte au président, va rester incarcéré, a tranché un tribunal burundais jeudi 5 octobre.
Pourtant, ses avocats avaient introduit une demande de libération sous caution, selon une source judiciaire anonyme. « La Cour suprême a rendu son verdict lundi et a décidé de rejeter la demande de libération provisoire du général Bunyoni », a déclaré cette source proche du dossier, qui affirme avoir été informée de la décision mercredi.
Premier ministre sous Pierre Nkurunziza, défunt président burundais, Alain-Guillaume Bunyoni, a continué d’occuper cette fonction quelque temps avant d’être limogé par le nouveau président en septembre 2022. En fait, ce cacique du régime a été arrêté après que le président Ndayishimiye a dénoncé un complot de coup d’État contre lui. C’était en avril dernier à Bujumbura, à la veille de son 51ᵉ anniversaire.
Depuis, Guillaume Bunyoni est détenu dans la capitale politique Gitega. Son procès a débuté à la fin du mois dernier devant la Cour suprême siégeant à la prison.
En plus d’être accusé d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État, d’atteinte au bon fonctionnement de l’économie nationale et d’enrichissement illégal », M. Bunyoni est aussi accusé de possession illégale d’armes et d’insulte au président.
Dinho Kazadi

