Vendredi 29 juillet, le Conseil de sécurité de l’ONU a voté l’assouplissement de l’embargo sur les armes contre la Centrafrique. Le vote a été de 10 à 0 avec la Russie, la Chine et les trois membres africains du conseil qui ont soutenu la levée de l’embargo se sont abstenus.
Bangui se félicite de la première étape vers un embargo sur les armes à destination des groupes armés. Et souligne que cet embargo n’est plus justifié.
« L’embargo de 2013 est indéniablement inefficace, car il n’apporte plus de solutions spécifiques aux graves problèmes posés par la prolifération des armes par des extrémistes et des rebelles qui possèdent eux-mêmes de très nombreuses armes sophistiquées », a dit Sylvie Baïpo-Temon, ministre centrafricaine des Affaires étrangères.
De son côté, le Kenya a justifié son abstention parce que la résolution ne lève pas complètement les sanctions contre le gouvernement centrafricain. « La résolution constitue un pas positif vers la levée totale de l’embargo sur les armes », a déclaré Martin Kimani, ambassadeur du Kenya auprès de l’ONU.
La Centrafrique, deuxième pays le moins développé du monde selon l’ONU, est ravagée depuis 2013 par une guerre civile qui a néanmoins considérablement baissé d’intensité depuis 2018.
Fin 2020, les plus puissants des nombreux groupes armés qui se partageaient alors les deux tiers du territoire avaient lancé peu avant les élections une offensive sur Bangui et le président centrafricain Faustin Archange Touadéra avait appelé Moscou à la rescousse de son armée démunie.
Ali Maliki

