François Bozizé, ancien président devenu maquisard, est visé par un mandat d’arrêt international, selon un communiqué publié mardi 30 avril par la Cour pénale spéciale (Cps).
« Des juges de la CPS ont émis ce mandat dans le cadre d’une instruction sur de possibles crimes contre l’humanité commis par la Garde présidentielle de M. Bozizé, entre février 2009 et mars 2013, dans une prison civile et un centre d’instruction militaire à Bossembélé », rapporte le communiqué.
D’après ce texte, les juges ont conclu à l’existence d’indices graves et concordants à charge François Bozizé, de nature à engager sa responsabilité pénale, en sa qualité de supérieur hiérarchique et chef militaire.
Arrivé au pouvoir à la faveur d’un putsch en 2003 avant d’être évincé dix ans plus tard, François Bozizé, 77 ans, est déjà sous le coup d’une condamnation par contumace à la prison à perpétuité pour « complot » et « rébellion ». Il avait été condamné comme deux de ses fils et vingt autres coaccusés en septembre dernier.
En exile en Guinée-Bissau depuis 2023, M. Bozizé dirige la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), principale coalition rebelle centrafricaine formée en décembre 2020. Va-t-il être extradé pour subir un procès ?
La Rédaction

