Alors que la situation sécuritaire dans l’est de la RDC demeure volatile avec la percée de rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, quatre anciens chefs d’Etat ont été nommés pour assurer la médiation.
Lundi, les deux blocs sous-régionaux ont, lors d’un sommet virtuel, voulu accélérer le processus dans l’est de la RDC. Ce sommet a été coprésidé par William Ruto du Kenya et Emmerson Mnangagwa du Zimbabwe.
Après le retrait annoncé de Luanda, qui n’a visiblement pas bien digéré l’initiative de Doha, quatre anciens chefs d’Etat vont désormais conduire les négociations. Il s’agit d’Uhuru Kenyatta, Olusegun Obasanjo, Kgalema Motlanthe, Sahle-Work Zewde et de Catherine Samba-Panza.
Parallèlement, le sommet a validé le rapport de la réunion ministérielle conjointe EAC-SADC du 17 mars, détaillant les étapes vers un cessez-le-feu et la mise en place d’un secrétariat de suivi.
Ce remaniement du processus de médiation s’accompagne du retrait du président angolais João Lourenço en tant que médiateur désigné par l’Union africaine (UA) dans le conflit entre la RDC et le Rwanda. Luanda justifie cette décision par l’accession de l’Angola à la présidence en exercice de l’UA.
L’Angola souhaite se concentrer sur les priorités générales de l’UA, notamment la paix et la sécurité à l’échelle continentale, le développement des infrastructures, le commerce, la santé, le développement économique et social, ainsi que la justice et les réparations pour les Africains et les Afro-descendants.
Cette nouvelle configuration du processus de paix laisse entrevoir une approche collective et coordonnée pour résoudre la crise sécuritaire persistante dans l’Est de la RDC.
Ephraïm Kafuti

