Le gouvernement éthiopien doit enquêter sur le bombardement dans une école en janvier dernier. Cette dernière hébergeait des déplacés dans la région du tigré, située au nord du pays. C’est ce qu’a demandé l’Ong Human Rights Watch (Hrw) dans un communiqué ce jeudi 24 mars. Elle appelle les autorités éthiopiennes à punir les coupables de ce crime de guerre.
« Le drone éthiopien a frappé l’école de Dedebit à trois reprises, tuant et mutilant des déplacés tigréens, principalement des vieillards, des femmes et des enfants, tous endormis sous des tentes faites de bâches de plastique ou dans le bâtiment de l’école », a expliqué Laetitia Bader, directrice Afrique de l’Est de Hrw.
Cette organisation de défense des droits de l’homme affirme avoir identifié les bombes larguées comme étant des micro-munitions intelligentes Mal-l, fabriquées par l’entreprise turque Roketsan. « L’utilisation de bombes guidées sans indice de cible militaire laisse penser qu’il s’agit d’un présumé crime de guerre », a dit Mme Bader.
Depuis le début de ce conflit au Tigré fin 2020, plus de 400.000 personnes ont été forcées de se déplacer, après que l’armée loyaliste éthiopienne a affronté le Front de libération du Peuple du Tigré (Tplf). Ce dernier contestait l’autorité d’Addis-Abeba depuis des mois. Et le conflit s’est propagé dans plusieurs régions voisines. Plusieurs milliers de personnes ont été tuées durant ces affrontements. Et les deux camps sont accusés de diverses violations des droits de l’homme et d’atrocités.
Asaph Mawonda

