En Gambie, cinq anciens responsables des renseignements ont été condamnés à la peine de mort pour meurtre. Telle a décidé la Haute cour de justice de Banjul, capitale gambienne, mercredi 13 juillet.
Il s’agit de Yankuba Badjie, ancien chef de la National intelligence agence (NIA), de Sheikh Omar Jeng, ancien chef des opérations, de Babacarr Sallah, Lamine Darboe ainsi que de Tamba Mansary. Tous ont été reconnus coupable du meurtre d’Ebrima Solo Sandeng, opposant au régime de Yahya Jammeh, tué en 2016.
Par contre des autres accusés, dont l’ancien directeur adjoint de la NIA, Louie Richard Leese Gomez, décédé depuis quelques temps, et Yusupha Jammeh, ont été acquittés.
« La justice est en train de rattraper les acolytes de Yahya Jammeh en Gambie et à travers le monde. Nous espérons qu’elle rattrapera bientôt Yahya Jammeh lui-même », a déclaré Reed Brody, un avocat de la Commission internationale de juristes, qui travaille avec les victimes de Yahya Jammeh.
Figure du parti United Democratic Party (UDP), en opposition sous le règne Jammeh, Ebrima Solo Sandeng avait succombé deux jours après son interpellation lors d’une manifestation contre le pouvoir en 2016. Son meurtre a été parmi éléments déclencheurs de la chute de Yahya Jammeh, ancien président exilé en Guinée Equatoriale depuis 2017.
Dinho Kazadi

