Vendredi 07 septembre, Adama Barrow, président gambien, a ordonné des mesures de protection contre l’importation de médicaments non conformes et la création d’un laboratoire de contrôle, après la mort mystérieuse de dizaines d’enfants.
Il insiste que 66 enfants étaient morts au cours des trois derniers mois à la suite d’une insuffisance rénale aiguë et que des sirops pouvaient être la cause de ces décès. Mais aussi exprimé sa confiance dans son ministre de la Santé et les services sanitaires.
« Grâce à leur intervention rapide et au soutien de nos partenaires, le phénomène est désormais sous contrôle puisque deux cas seulement (d’insuffisance) ont été signalés au cours des deux dernières semaines », a dit le chef d’Etat gambien.
Il instruit aux autorités sanitaires de bien mener les investigations sur la provenance des sirops frelatés et d’instituer des mesures de sauvegarde pour stopper l’importation de médicaments non conformes.
M. Barrow demande également la création d’un laboratoire de contrôle de qualité des médicaments, ainsi qu’une mise à jour des textes existants sur les produits pharmaceutiques. « Je vous assure que le gouvernement fera tout pour élucider ces événements et j’appelle à tout le monde à la vigilance », a-t-il conclu.
Mercredi 05 octobre, les autorités ont commencé à récupérer les sirops de paracétamol ou de prométhazine chez les particuliers. Le rappel doit aussi s’appliquer aux importateurs, grossistes et détaillants de médicaments, y compris les hôpitaux.
Le même jour, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a émis une alerte concernant les quatre produits suivants : Promethazine Oral Solution, Kofexmalin Baby Cough Syrup, Makoff Baby Cough Syrup et Magrip N Cold Syrup.
L’analyse en laboratoire d’échantillons de chacun des quatre produits a confirmé une contamination par diéthylène glycol et éthylène glycol en quantités inacceptables. Ces produits sont toxiques et peuvent être mortels, selon l’OMS.
L’organisation précise que les quatre médicaments ont été identifiés en Gambie, mais pourraient avoir été distribués, par le biais de marchés informels, ailleurs en Afrique. Et d’importantes quantités de médicaments non-homologués circulent en Afrique de l’Ouest.
La Rédaction

