Au lendemain d’avoir reconquérir le palais présidentiel, l’armée soudanaise a repris aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) la Banque centrale.
Le général Nabil Abdullah, porte-parole de l’armée, indique que leurs forces ont réalisé davantage de progrès la nuit dernière en s’emparant de plusieurs bâtiments, notamment celui de la Banque du Soudan. Elles ont éliminé des centaines de membres de la milice qui ont tenté de fuir.
Au Soudan, le conflit a fait des dizaines de milliers de morts, déraciné plus de 12 millions de personnes. Cette guerre a provoqué la plus grande crise alimentaire et de déplacement de population au monde. Après des mois de défaites humiliantes, l’armée a repris dans la capitale le secteur de Khartoum-Nord ainsi que celui du Nil Oriental à l’est. Les FSR, eux, occupent des positions à Khartoum et dans la ville jumelle d’Omdourman, de l’autre côté du Nil Blanc.
Pour l’heure, la bataille pour le district gouvernemental et économique de Khartoum pourrait consolider l’emprise de l’armée sur la capitale. Une situation qui lui donnerait un avantage significatif dans la guerre qui s’oppose depuis près de deux ans le chef de l’armée, Abdel Fattah al-Burhane, à son ancien adjoint et commandant de la FSR, Mohamed Hamdane Daglo.
Les FSR ont affirmé jeudi que la bataille pour le Palais républicain n’est pas terminée, en précisant que leurs combattants restaient dans les environs.
Vendredi, l’armée a repris le palais présidentiel aux FSR, infligeant un coup dur aux paramilitaires qui ont riposté par un raid meurtrier de drones sur le bâtiment à Khartoum, près de deux ans après le début de la guerre.
Josaphat Mayi

