Ce vendredi 11 août, le gouvernement guinéen a signé un accord avec ses partenaires pour la construction d’infrastructures portuaires et ferroviaires en vue de l’exploitation de l’immense gisement de fer de Simandou, au sud-est du pays.
« La signature de ces nouveaux accords constitue une étape décisive, établissant un cadre complet pour les infrastructures majeures du projet Simandou », a annoncé le communiqué de l’entreprise minière anglo-australienne Rio Tinto Simfer, chargée avec le chinois Winning Consortium de la future exploitation du site de Simandou, un des plus vastes gisements de fer au monde.
Ces accords prévoient la construction d’un chemin de fer d’environ 670 km pour relier le corridor minier à un port minéralier sur la côte guinéenne au sud de Conakry. Ils doivent être terminés en décembre 2024. La première production commerciale devrait voir le jour au plus tard le 31 mars 2025.
« La mise en place des infrastructures facilitera l’exportation du minerai de fer et le transport de passagers marchandises », poursuit le communiqué.
L’ensemble du projet représente plusieurs milliers d’emplois directs. Depuis des années, l’exploitation est entravée par les litiges sur les droits miniers. Mais, les soupçons de corruption et l’ampleur des investissements à réaliser dans une région enclavée et un pays cruellement dépourvu d’infrastructures.
En 2021, lorsque le colonel Mamadi Doumbouya arrivait au pouvoir par force a fait de ce projet l’une de ses priorités. Il s’est engagé sous pression internationale à céder la place à des civils élus d’ici à fin 2024.
Josaphat Mayi

