L’Écrivain Maudit vous l’avait dit. Mais personne ne voulait l’écouter. Personne ne voulait l’entendre. Au-delà de le dire, au-delà de le crier comme la sagesse qui aime à clamer son message dans toutes les rues, alors que partout l’humain dans l’homme a clamsé, nos rues, elles, ne font qu’enfanter plus d’enfants parce que les politiciens s’accaparent toutes les belles maisons, villas, hôtels…
Les religieux, eux aussi, possèdent de belles demeures, des villas, et surtout de trop grandes maisons pour Dieu, tandis que des tas d’enfants et d’êtres humains, des vrais êtres humains comme vous et moi, dorment dans la rue. Maudit monde. Et comme toujours, pour des choses si humaines que cela, Dieu n’en parle jamais à ses serviteurs, encore moins à nos serviteurs, ceux qui travaillent justement pour l’État. Soit. Et donc, l’Écrivain Maudit l’avait prédit, et pour le lire et le relire, « googuelisez » vous-mêmes sur le site de Sahutiafrica.net : « Comment Trump va trumper le monde »…
Habemus Trumpam…
C’est fini la France à fric avec Trump. C’est fini la montée en puissance de la Chine, belle épine dorsale. C’est fini le terrorisme à Gaza, en Iran, en RDC, qui a partout pleuré que son trop petit voisin ne fait que le déranger, et maintenant que le monde sait, cela a changé quoi ? Le monde, c’est un rapport de force. La puissance ne respecte que la puissance. Mais ça, on ne peut l’apprendre aux politiciens congolais. Ils ont fait des études partout et en tout. Ils sont tellement bourrés de diplômes que le savoir en face d’eux est ivre. Du coup, et je comprends maintenant…
Mais je ne le dirai pas, parce que je ne veux pas être le premier journaliste arrêté ou torturé au nom de l’État par la CSAC depuis que l’actuel Chef est au pouvoir. Pour le reste, tant que militairement, on ne pourra rien, le salut ne viendra pas des USA et on aura toujours nos larmes, eux, les armes. Et Dieu ne viendra aider personne, parce qu’il a ses enfants partout dans le monde et chacun de ses enfants voudrait d’abord son bien. En tout cas, pour ça seulement, je n’aimerais pas être à la place de Dieu.
Alors, c’est fini les aides pour le Sida, les pauvres, le monde entier, même si ce sont les USA qui fourrent leur nez partout dans les affaires des autres pour rester toujours numéro un. Alors que des gens, des vrais gens, meurent dans plusieurs guerres inutiles, l’homme, oui, l’homme que je suis, l’homme que nous sommes tous, avec tout ce que nous connaissons, tout ce que nous savons, avec toutes les prières qui inondent les messageries du Bon Dieu qui, lui, ne dort jamais en public, comme notre gouverneur de la ville-province de Kinshasa, cette ville-monde, l’industrie de l’armement et de la pornographie ne font que faire de bonnes affaires. Trouvons-nous mêmes les erreurs. Parce que des « erreurs », il y en a beaucoup. Sinon, nous-mêmes.
Habemus Trumpam…
Le nouveau Pape aura fort à faire parce que partout, c’est maintenant qui veut la paix, prépare la guerre. Et donc, bientôt, pour le peuple : plus d’austérité, moins d’investissement pour la culture. Ça tombe bien, chez nous, le budget pour la culture est inexistant, donc ça fera mal de savoir seulement que même si la culture était financée, nous serions en train d’être privés d’argent maintenant parce que quand les armes grondent, c’est la culture et l’éducation qui doivent se taire en premier… Triste monde ! Après, ne soyez plus étonnés qu’on cherche des référendums partout maintenant. On cherche même la tête de toute personne qui sera contre la guerre parce qu’elle fait vivre la guerre parce que Satan ne se repose jamais. C’est lui le premier ennemi du monde à qui il faut faire la guerre, avec pour seule arme l’amour. Mais non… nous, on ne veut pas. Il faut qu’il sente la chaleur des armes humaines pour qu’il fuie à tout jamais la civilisation…
Habemus Trumpam…
L’Écrivain Maudit vous l’avait dit. Mais personne ne l’avait écouté. Personne ne l’avait entendu. Personne ne l’avait lu. Et s’il tient tant à rester maudit, ne cherchez plus jamais loin, dans un monde maudit par la haine, tout le monde est maudit. Dire le contraire ou oser seulement le penser, c’est de la mauvaise littérature qui ne vaut pas plus que le cadavre – non – plutôt le pipi restant du cadavre d’un plasmodium falciparum … maintenant le monde va lire l’heure en latin.
Christian Gombo, Ecrivain

