L’Algérie a refusé la demande française de survoler son espace aérien en vue d’une opération militaire au Niger, a rapporté lundi 21 août soir la radio d’Etat.
D’après la même source, Alger s’oppose à toute action militaire étrangère au Niger et privilégie la diplomatie pour rétablir l’ordre constitutionnel. Le président Abdelmadjid Tebboune a exprimé les craintes algériennes d’une réponse armée au début du mois, affirmant « qu’une intervention militaire pourrait enflammer toute la région du Sahel et que l’Algérie n’utiliserait pas la force avec ses voisins ».
La France dispose de près de 1 500 soldats au Niger, qui y étaient stationnés avant le coup d’État du mois dernier. Depuis 2020, la présence militaire de la France en Afrique de l’ouest est devenue de plus en plus tendue au milieu d’une vague de coups d’État dans la région du Sahel.
Ses forces ont été chassées du Mali et du Burkina Faso. Et maintenant, le sentiment anti-français s’est accru dans les rues de Niamey, la capitale du Niger, depuis le coup d’État du 26 juillet. Parallèlement, l’influence russe dans la région s’est accrue.
Josaphat Mayi

