La libération de deux journalistes accusés d’outrage à la constitution, qui risque d’être condamné à mort. C’est ce qu’a demandé le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) lundi 02 mai. Selon leur avocat, le couple pourrait encourir trois ans de prison à perpétuité s’il était reconnu coupable.
« Les autorités ont eu des mois pour porter des accusations crédibles contre les journalistes, et le fait qu’elles n’aient pas seulement révélé la nature de représailles de la procédure », a déclaré Angela Quintal, coordinatrice du programme Afrique du CPJ.
Le tribunal va rendre son verdict le 12 mai.
« Les autorités éthiopiennes devraient… abandonner toutes les charges retenues contre eux et cesser de cibler les membres de la presse », a indiqué le CPJ.
En novembre dernier, 17 personnes dont les deux journalistes ont été accusés d’œuvrer au démantèlement du gouvernement légalement établi pour imposer le gouvernement régional national de transition d’Oromia. Ils sont actuellement détenus au centre de détention de Dalati dans la ville de Sebeta.
Raymond Nsimba

