Alors que le Mali, le Burkina Faso et le Niger dirigés par des juntes militaires ont quitté la CEDEAO en début de l’année, le nouveau président du Ghana, lance une tentative pour convaincre les trois nations de réintégrer ce bloc des États d’Afrique de l’ouest.
Le président John Mahama indique que son gouvernement a nommé un envoyé spécial. C’est pour entamer des conversations de haut niveau avec les trois pays après leur retrait de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). D’après M. Mahama, la récente décision du Mali, du Burkina Faso et du Niger de se retirer de la Cedeao est une évolution regrettable.
«Nous ne devons pas répondre par l’isolement ou la récrimination, mais par la compréhension, le dialogue et la volonté d’écouter et de s’engager», a déclaré le président ghanéen lors du lancement des célébrations du 50e anniversaire de la Cedeao à Accra.
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger sont dirigés par des juntes qui ont pris le pouvoir par des coups d’État entre 2020 et 2023. Ces pays se sont depuis détournés de la France, ancienne puissance coloniale, pour se rapprocher de la Russie. Ensemble, les trois pays ont quitté la Cedeao au début de l’année. Ils ont accusé le bloc régional d’être inféodé à Paris. En fait, ces trois pays s’étendent sur une superficie de 2,8 millions de kilomètres carrés.C’est soit environ quatre fois la taille de la France.
Depuis une dizaine d’années, ces trois pays sont en proie à des attaques de jihadistes alliés à Al-Qaïda ou à l’État islamique. Des violences que les gouvernements n’ont pas réussi à éradiquer malgré l’aide apportée par le passé par les forces françaises.
Pour l’heure, le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont réunis au sein d’un bloc appelé Alliance des Etats du Sahel (AES), qui a été créé à l’origine comme un pacte de défense en 2023, qui cherche à s’intégrer plus étroitement.
Josaphat Mayi

