Mercredi 24 août, John Godfrey, premier ambassadeur américain au Soudan depuis près d’un quart de siècle est arrivé à Khartoum pour prendre ses fonctions. Ce qui marque la fin de plus de deux décennies de sous-représentation américaine dans ce pays d’Afrique de l’Est.
Son déploiement pourrait signifier que Washington ne revient pas sur ses liens améliorés avec Khartoum. Il arrive à un moment où le Soudan est confronté à un défi de transition, destiné à s’assurer qu’il reprend le leadership civil, redresse son économie paralysée et qui doit convaincre les groupes armés de baisser leurs armes.
Les Etats-Unis font partie de ceux qui appellent au dialogue et à la fin de la violence.
« John Godfrey va travailler à renforcer les relations entre les peuples américain et soudanais et à soutenir leurs aspirations à la liberté, à la paix, à la justice et à la transition vers la démocratie », a indiqué l’ambassade américaine dans un communiqué.
Le diplomate « attend avec impatience de faire avancer les priorités liées à la paix et à la sécurité, au développement économique et à la sécurité alimentaire ».
En mai 2020, le Soudan a nommé Nureldin Satti comme son premier ambassadeur aux Etats-Unis en 23 ans. C’était après que le Soudan a indemnisé les victimes terroristes américaines des attentats à la bombe d’août 1998 contre les ambassades américaines à Nairobi et Dar es Salaam. Et Washington a retiré Khartoum de la liste des sponsors du terrorisme en décembre de la même année.
En 1993, les Etats-Unis ont classé le Soudan parmi les sponsors officiels du terrorisme, accusant Khartoum de soutenir al-Qaïda, dont le fondateur Oussama ben Laden a vécu sur son sol de 1992 à 1996.
En 1997, Washington a rétrogradé leur représentation diplomatique au Soudan du niveau d’ambassadeur au niveau de chargé d’affaires avec une autorité limitée, et ont imposé des sanctions économiques unilatérales à Khartoum pour avoir soutenu des réseaux terroristes.
La Rédaction

