La situation sécuritaire est toujours volatile dans l’est de la RDC, où les différents groupes de Wazalendo, supplétifs de l’armée, et les rebelles du M23 s’affrontent dans le village de Butondo à Mwenga.
Des sources locales renseignent que les combats ont éclaté la matinée du dimanche. Elles ont fait état des échanges de tirs. Jusque-là, aucun bilan n’a été établi. Toutefois, une source, citée par nos confrères d’Actualité.cd, dénonce le « pillage des vaches ». « Pour la première fois, les M23 sont partis avec 16 vaches ; aujourd’hui, ils viennent de partir avec d’autres », a-t-elle dénoncé.
Au Sud-Kivu, les combats ont atteint le territoire de Mwenga. Depuis janvier dernier, le M23-AFC continue de gagner du terrain, occupant les deux principales villes de la région du Kivu. Il s’agit de Goma et de Bukavu.
Pendant ce temps, le dialogue direct entre Kinshasa et le M23 semble déjà confronté à une impasse. Doha, qui assure la médiation, a annoncé le report sine die de ces pourparlers entre les deux parties. Même si chaque partie campe sur ses positions.
Dimanche, l’armée congolaise a, dans un communiqué, accusé le M23-AFC de violer le cessez-le-feu. Pourtant, ce groupe armé a, la veille, pointé du doigt l’armée d’être à la base des attaques contre la ville de Gima en complicité avec la SAMIDRC et les Wazalendo. Pour les FARDC, ces accusations sont infondées et dépourvues de toute logique. Elles affirment que la démarche du M23-AFC a pour objectif de camoufler les tueries quotidiennes des civils dans la ville de Goma.
« Au Nord, leurs premières positions se trouvent à plus de 300 km de la ville de Goma, dans le territoire de Lubero au Grand-Nord du Nord-Kivu. A l’Ouest de Goma, les FARDC sont en pleine défensive dans le territoire de Walikale. Au Sud de Goma, les premières positions des FARDC sont à des centaines de kilomètres de la ville de Bukavu, dans les territoires de Mwenga, Uvira, Fizi et Shabunda », a détaillé le général Sylvain Ekenge, porte-parole de l’armée congolaise.
La Rédaction

