Vendredi 29 septembre, la Grande-Bretagne a désigné son projet de construction d’un câble sous-marin transportant de l’énergie renouvelable en provenance du Maroc comme un projet « d’importance nationale ».
La nouvelle ministre britannique de la Sécurité énergétique et du zéro net, Claire Coutinho, a déclaré dans un communiqué que le projet était important au niveau national en raison de son potentiel à aider la Grande-Bretagne à abandonner les combustibles fossiles.
« Le projet proposé pourrait jouer un rôle important en permettant un système énergétique qui répond à l’engagement du Royaume-Uni de réduire les émissions de carbone et aux objectifs du gouvernement visant à créer un approvisionnement énergétique sûr, fiable et abordable pour les consommateurs », indique le communiqué.
D’après lui, ce projet pourrait contribuer à surmonter les obstacles en matière de planification au pays. D’ici à 2030, Xlinks, une société présidée par l’ancien PDG de Tesco, Dave Lewis, souhaite construire 3 800 kilomètres (2 361,21 miles) de câbles sous-marins pour fournir de l’énergie solaire et éolienne depuis le Sahara à 7 millions de foyers britanniques.
Xlinks a déclaré que le projet créerait près de 10 000 emplois au Maroc, dont 2 000 deviendront permanents, et qu’il s’inscrivait dans la stratégie d’exportation énergétique du pays. Le coût estimé se situe entre 20 milliards de livres (24,47 milliards de dollars) et 22 milliards de livres, a déclaré Lewis au Financial Times.
Les câbles Xlinks, qui arriveraient à terre dans le sud-ouest de l’Angleterre, l’infrastructure nécessaire serait approuvée par le gouvernement et non par les autorités locales, précise le communiqué.
À Londres, la stratégie du Premier ministre Rishi Sunak pour atteindre l’objectif britannique de zéro émission nette a fait l’objet d’un examen minutieux après qu’il a édulcoré les objectifs d’interdiction des nouvelles voitures à essence. Cet examen est intervenu après que le gouvernement a été accusé d’offrir des subventions insuffisantes aux développeurs de parcs éoliens offshore nationaux.
Josaphat Mayi

