En Guinée, après les vacances judiciaires, c’est la reprise du procès du massacre du 28 septembre 2009 qui est entré dans sa deuxième année mardi 3 octobre.
À Conakry, la capitale, prévenus et témoins étaient à la barre pour ce premier jour de reprise. Des témoins ont été auditionnés, parmi eux, Mamadou Kaali Diallo, activiste de la société civile. Ce dernier raconte avoir « été arrêté et torturé pendant plusieurs jours au camp militaire Alpha Yaya Diallo de Conakry », alors siège de la junte dirigée par le capitaine Dadis Camara, à la suite des évènements du 28 septembre 2009.
« Il n’y a pas plus féroce parmi les soldats de la junte », a affirmé l’activiste en parlant de Moussa Tiegboro Camara, alors secrétaire d’État chargé de la lutte contre la drogue et le crime organisé. M. Diallo, a réclamé que des peines exemplaires soient infligées aux coupables et que les victimes obtiennent réparation.
Initialement prévu pour durer quelques mois seulement, le procès est entré dans sa deuxième année. Il avait été ouvert en septembre 2022, a la demande du colonel Mamady Doumbouya, chef de la junte au pouvoir.
L’ex-dictateur Moussa Dadis Camara et dix autres anciens responsables militaires et gouvernementaux répondent de leurs actes depuis l’ouverture du procès. Ils sont accusés de crimes d’assassinats, violences sexuelles, actes de torture, enlèvements et séquestrations commis en 2009, contre les civils qui réclamaient leur départ du pouvoir. Ils encourent jusqu’à la réclusion à perpétuité.
Dinho Kazadi

