Ce mercredi 18 mai, la Haute Cour fédérale d’Abuja, capitale nigériane, a rejeté la demande de libération sous caution déposée par Nnamdi Kanu, chef du peuple autochtone du Biafra (IPOB).
La Haute cour estime que la question de son absence du tribunal depuis 2017 doit d’abord être tranchée. C’est avant que sa demande de libération sous caution ne puisse être entendue.
« La demande de mise en liberté sous caution de l’accusé à ce stade est prématurée. Cela a enfreint toutes les conditions de mise en liberté sous caution qui lui ont été accordées », a déclaré la juge Binta Nyako. Elle souligne que les parties doivent être jugées.
En mars 2019, le tribunal avait ordonné son arrestation après l’avoir jugé pour avoir sauté sa caution. L’ordre d’arrestation est intervenu des mois après que le chef de l’IPOB a fui le pays à la suite de l’invasion de son domicile par des soldats à Afara-Ukwu, dans l’Etat d’Abia au sud-est du pays, en septembre 2017.
Sa disparition a bloqué son procès qu’il subissait conjointement avec ses coaccusés. Avec le développement, le juge, le 28 mars 2018, a séparé son procès de celui des autres coaccusés pour arrêter de retarder davantage le cas des autres.
En juin 2021, M. Kanu a été intercepté et renvoyé au Nigeria. Selon les membres de la famille et les avocats du chef de l’IPOB, M. Kanu avait été enlevé et « rendu extraordinaire » depuis le Kenya.
La Rédaction

