Au lendemain de la confirmation de la réélection du président Tshisekedi à la Cour constitutionnelle, Martin Fayulu, candidat malheureux à la présidentielle, accuse la Commission électorale nationale indépendante (Céni) d’avoir « trahi la République ».
Pour lui, la fraude planifiée et exécutée par la Céni est tellement flagrante et grossière. « Le peuple congolais est humilié par M. Kadima et la Céni qui ont systématiquement violé la Constitution et la loi électorale. Au fait, qui a donné des machines à voter à des particuliers avec codes et mode opératoire ? », s’interroge Martin Fayulu dans une publication sur le réseau social X.
Mardi, la Cour constitutionnelle a confirmé la victoire de Félix Tshisekedi avec près de 70%,47 des voix. Loin devant Moïse Katumbi, deuxième avec 18% des suffrages et Martin Fayulu, qui a obtenu 5% des voix. Mais, l’opposition conteste ces résultats. Déjà le jour du scrutin, neuf candidats, dont M. Fayulu, ont demandé la réorganisation des élections avec un nouveau bureau de la Céni.
Après la publication des résultats provisoires, Martin Fayulu et Moïse Katumbi ont refusé d’introduire de recours à la Cour constitutionnelle qu’ils jugent trop proche du président Tshisekedi, réélu pour un second mandat.
« En plus, les membres de la Céni ont englouti 1,3 milliard de dollars du trésor public dans un simulacre d’élections de la honte, aggravant ainsi la crise de légitimité dans le pays. Ils doivent être mis aux arrêts. Car, personne ne peut confisquer le droit du peuple congolais de choisir souverainement ses dirigeants au terme des élections libres, démocratiques, transparentes et crédibles. Honte aux fraudeurs ! », a déploré Martin Fayulu.
Entre-temps, les élections organisées le 20 décembre, avant d’être rallongées jusqu’au 27 décembre, ont été entachées de plusieurs irrégularités. Dans la foulée, la Céni a annulé les suffrages de quatre-vingt-deux députés.
La Rédaction

