Trois mois après l’assassinat de Chérubin Okende, ancien ministre congolais des Transports, sa famille a déposé une plainte contre le général Christian Ndaywel, chef des renseignements militaires congolais, à Bruxelles, capitale de la Belgique.
Me Alexis Deswaef, avocat belge de la famille de Chérubin Okende, se penche dans cette plaine sur la note attribuée à l’Agence nationale des renseignements (ANR). D’après lui, ce document, relayé par Jeune Afrique, démontre le rôle qu’aurait joué les renseignements militaires dans l’assassinat de M. Okende, retrouvé mort dans sa jeep. Son corps criblé des balles.
Pour l’avocat, la note pointe « le rôle de renseignements militaires dans l’enlèvement, les faits violents, tortures et l’enlèvement de l’ancien ministre proche de Moïse Katumbi ». Mais ce document a été qualifié d faux par les autorités congolaises. Ce qui a même conduit à l’arrestation et l’incarcération du journaliste Stanis Bujakera, inculpé notamment pour « faux en écriture, falsification des sceaux de l’Etat », « propagation de faux bruits », et « transmission de messages erronés et contraires à la loi ».
L’enquête sur l’assassinat de Chéribun traîne le pas. Et la famille d’opposant dénonce la lenteur de la justice congolaise. A son tour, elle accuse la famille de la victime de ne pas répondre à ses convocations, selon la RadiOkapi.
La Rédaction

