Valider le programme de travail et le budget annuel, présenter le plan de passation de marché ainsi que du manuel des procédures opérationnelles. Telles sont les avancées de la première session du comité de pilotage du Programme de Gestion Durable des Forêts (Pgdf).
Ces travaux ont été lancés par Eve Bazaiba, ministre congolaise de l’Environnement. Elle présente le Pgdf comme « un outil d’améliorer la gouvernance de la gestion des forêts, mais aussi pour concrétiser la position de la RDC comme pays solution à la crise climatique ».
Il s’agit d’un programme important pour l’avenir du secteur forestier. En fait, les forêts de la RDC représentent 60% de forêts du Bassin du Congo et un grand puit carbone pour l’atténuation des effets aux changements climatiques. Mais elles sont en proie à la déforestation suite à l’agriculture non durable, à l’exploitation artisanale et au déboisement pour satisfaire les besoins énergétiques des populations.
Mme Bazaiba appelle « les parties prenantes à s’ouvrir pour une franche collaboration dans la mise en œuvre du Pgdf » et à « l’unité dans la gestion du projet à mettre en œuvre des recommandations issues de cette première session ».
Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’initiative pour la forêt de l’Afrique Centrale (CAFI). Il vise la mobilisation de la finance climatique pour le développement durable des pays ciblés à travers la mise en place du Fonds National REED (FONAREDD), destiné notamment à la mise en œuvre du plan d’investissement REDD+, dont celui de la RDC adopté par le gouvernement sur une période de 5ans.
D’après Safia Ibrahim, directrice de l’Agence Française de Développement, (AFD), le Pgd traduit la réalisation des engagements du pays dans le cadre de deux lettres d’intention signées avec CAFI et porte toutes les réformes du secteur forêt. En outre, il propose des outils et des actions pouvant directement influencer les facteurs de déforestation qui amélioreront la gouvernance de ce secteur à l’instar de la politique forestière de la RDC.
Mervedie Mikanu

