Les ONG RAID et CAJJ ont, lors d’une conférence de presse mardi 11 juin, dénoncé les conditions de travail et de rémunération des mineurs de cobalt et de cuivre en RDC.
Ces travailleurs, au nombre de dizaines de milliers, sont essentiels à la production de ces métaux cruciaux pour la transition énergétique mondiale. Les deux organisations internationales ont appelé les sociétés minières, opérant dans le pays, à garantir un salaire de subsistance de 501 dollars par mois à leurs employés. Un montant largement supérieur à ce que la plupart des mineurs touchent actuellement.
Selon Josué Kashal du CAJJ, de nombreux travailleurs congolais voient leur niveau de vie se détériorer alors que les entreprises internationales engrangent d’importants bénéfices. Les recommandations des ONG font suite à un rapport détaillé, publié en 2021-2022, qui a révélé des pratiques d’exploitation inacceptables dans les grandes mines de cuivre et de cobalt du pays.
Le recours massif à la sous-traitance par les sociétés minières a conduit à de nombreuses violations des droits des travailleurs, notamment des horaires excessifs, des traitements dégradants, voire des cas de violence et de discrimination.
Anneke Van Woudenberg, directrice de RAID, a souligné que les allégations d’approvisionnement en minerais écologiques de ces entreprises ne correspondent pas à la réalité vécue par les travailleurs congolais.
Le cobalt et le cuivre sont des composants essentiels des technologies vertes, tels que les batteries de véhicules électriques ou les infrastructures de recharge. La RDC, troisième plus grand producteur mondial de cuivre et principal producteur de cobalt, joue donc un rôle crucial dans la transition énergétique mondiale.
La Rédaction

