Alors que l’Assemblée nationale a annoncé qu’elle examinera la loi « Tshiani », réservant l’accès à la magistrature suprême et de postes importants aux seuls Congolais d’origine, le camp de Moïse Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle, évoque « un véritable théâtre ».
Pour Francis Kalombo, porte-parole d’Ensemble pour la République, aucune loi n’empêchera à son leader de candidater à la présidentielle. « Moïse Katumbi va incessamment déposer sa candidature », a-t-il déclaré à la radio TopCongo.
« Nous devons faire respecter nos institutions. Tout le monde sait que cette loi n’a pas pu franchir le bureau d’étude à l’Assemblée nationale, qui a trouvé que ça violait beaucoup des dispositions de la Constitution. La mère de Moïse Katumbi est Congolaise. Lui-même est Congolais d’origine », détaille M. Kalombo.
« Même s’ils font du forcing, la loi ne rétroagit pas. Le processus étant déjà lancé, loi électorale promulguée. Moïse Katumbi n’est pas concerné », a-t-il ajouté.
Mercredi 20 septembre, le projet de loi controversé proposé par Noël Tshiani, candidat malheureux à la présidentielle de 2018, avait été inscrit pour la session de septembre. Mais cette proposition attise de tensions. Dans le camp de Katumbi, elle est perçue comme une façon d’écarter de la course à la présidentielle, censée se tenir le 20 décembre.
Béni Bavila

