Joseph Kabila, Martin Fayulu, Moïse Katumbi et Delly Sesanga, figures de l’opposition congolaise, ont, dans une déclaration commune, appelé à un dialogue national pour résoudre les causes profondes de la crise en RDC.
Ces opposants insistent sur le fait que les solutions doivent venir des Congolais eux-mêmes, mais aussi cibler les causes de la crise en interne. Pour eux, il est impératif d’identifier les causes internes et externes de la crise et de trouver des solutions durables. Ils dénoncent « la violation intentionnelle de la Constitution, la gabegie financière, la mauvaise gouvernance, la violation des droits humains ainsi que la consolidation d’une dictature par le pouvoir en place ».
Toutefois, ils saluent les initiatives internationales et régionales, notamment celles de l’Union africaine, de Doha, de Washington et le travail du tandem Cenco-Ecc. L’opposition estime que ces efforts, bien que constructifs, ne suffisent pas à eux seuls à établir « une paix durable ». Ils citent en particulier les récentes déclarations conjointes avec l’AFC/M23 et le Rwanda comme des avancées limitées, car se concentrant sur les aspects extérieurs et militaires, « au demeurant en défaveur de la RD Congo ».
Cette déclaration intervient dans un contexte politique tendu, marqué par la dégradation de la situation sécuritaire dans l’est du pays, où des groupes rebelles comme le M23 et l’AFC occupent une partie importante de la région du Kivu. Le pouvoir accuse Joseph Kabila, l’un des leaders de l’opposition, de collusion avec ces groupes, accusation que son parti rejette. Mais les autorités ont ordonné l’ouverture de poursuites judiciaires contre lui.
Face à cette crise, l’opposition avait déjà exprimé le souhait d’un dialogue avec le président Tshisekedi. Pourtant, la tentative de médiation de la Cenc-Ecc, visant à réunir toutes les parties prenantes, semble avoir été ignorée par le camp présidentiel.
Ephraïm Kafuti

