En séjour à Kinshasa, capitale congolaise, Maxime Prévot, ministre belge des Affaires étrangères, a prôné un dialogue national inclusif lors d’un échange avec le président Tshisekedi.
Le dossier de Joseph Kabila, ancien chef de l’Etat devenu opposant. Après qu’il a été annoncé à Goma, les autorités ont ordonné l’ouverture de poursuites judiciaires contre l’ancien président et la saisie de ses biens mobiliers et immobiliers. Les activités de son parti, PPRD, ont été suspendues. Mais cette formation politique a dénoncé un acharnement contre son leader, évoquant une dérive dictatoriale.
Pour Maxime Prévot, il est important d’associer le plus grand nombre possible d’acteurs politiques dans le dialogue, y compris Joseph Kabila et Moïse Katumbi, actuellement en exil. Le chef de la diplomatie belge s’est dit satisfait de l’accueil favorable réservé à son plaidoyer par le président Tshisekedi, qui aurait manifesté sa volonté d’adopter une démarche « la plus inclusive possible ».
M. Prévot a aussi invité Félix Tshisekedi à accorder une attention particulière au « pacte social pour la paix et le bien vivre ensemble dans la région des Grands Lacs », une initiative des églises catholique et protestante. Il a suggéré une audience avec les responsables de ces confessions religieuses afin de « consolider ce dialogue national en maximisant les différentes forces politiques en présence autour de la table ».
La rencontre intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Tshisekedi et son prédécesseur Kabila, accusé par le pouvoir actuel d’être le « vrai commanditaire » du mouvement rebelle Alliance Fleuve Congo (AFC).
Ephraïm Kafuti

