Placé sous mandat de dépôt, le député Édouard Mwangachuchu, président du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), ancien milice armée devenue parti politique, est inculpé notamment pour « haute trahison ».
En fait, il attend être jugé devant la Haute cour militaire. Selon Ministère public, les chefs d’accusation retenus contre Édouard Mwangachuchu, 70 ans, constituent des infractions de trahison, atteinte à la sûreté de l’État, détention illégale d’armes et minutions de guerre, association des malfaiteurs et incitation des militaires à commettre des actes contraires à la discipline.
Des poursuites ont été ouvertes contre ce député, originaire de Masisi dans le Nord-Kivu et patron de la société minière de Bisunzu, après la découverte d’une cache d’armes dans l’une de ses propriétés à Rubaya. C’était lorsque les rebelles du M23 ont pris cette cité minière avant d’y être délogés.
Pour ses adversaires politique à Masisi, cet arsenal militaire serait destiné aux rebelles du M23, qui s’affrontent avec les FARDC. Des accusions que l’intéressé nient. Ses proches, eux, parlent d’un complot organisé, selon RFI.
La Rédaction

