Les rues de Kinshasa, capitale de la RDC, sont envahies par des taxis communément appelés « Ketch ». Peints en jaune, avec souvent des volants à droite. Loin des routes asphaltées de la Gombe, centre des affaires, et d’autres communes où les routes sont praticables, dans la commune Kinsenso, dans la périphérie de Kinshasa, les taxis Suzuki Jimny ont la côte. Après avoir pris les bus, taxi-bus et taxi pour quitter le centre-ville, arrivé à Kinsenso, les passagers s’entassent dans ces seuls véhicules Suzuki Jimny qui assurent le transport dans cette partie de la capitale congolaise.
Aux arrêts de bus et coins des rues à Kinsenso, il est normal d’apercevoir des chauffeurs conduire des Suzuki Jimny, une marque japonaise. D’autres conducteurs attendent des clients.
« L’activité est florissante, et il est parfois difficile de servir tous les clients. Ils sont obligés à s’entasser, tellement que nous sommes les seuls à pouvoir les conduire dans cette partie où les routes sont en mauvais état », explique John, un conducteur. A quelques rares endroits, il reste encore des petits bouts d’asphaltes. Les routes sont boueuses et les taxis, face à la forte demande des clients, sont souvent surchargés. Même si certaines carrosseries sont d’un autre âge, mais, les Suzuki tiennent encore sur les routes de Kinsenso.

A bord des véhicules prennent place des femmes commerçantes. « Je préfère la Suzuki Jimny parce que j’ai la possibilité de transporter mes marchandises. Malgré l’état de délabrement de nos routes, ces véhicules tiennent. C’est le meilleur taxi ici à Kinsenso « , affirme une passagère qui vient de placer sur le véhicule des sacs de marchandises. Confinés au départ, lorsque le taxi prend la route, les passagers arrivent à créer des espaces pour réduire leur confinement dans ces voitures. A la poubelle les gestes barrières et le port des masques, alors que le coronavirus circulent encore. Visiblement, la pandémie n’arrive pas dans les taxi Suzuki Jimny.
Ali Maliki

