«Tout musulman est convié à fêter l’Aïd el-Fitr. Elle commencera par une prière d’ensemble au stade des Martyrs de Kinshasa comme indiqué par les autorités islamiques. C’est une fête de solidarité. Les plus riches vont inviter les plus démunis à partager le repas ensemble. L’année dernière a été dure avec la pandémie de COVID-19. Le monde entier a senti le coup financièrement. Certes les réalités quotidiennes sont difficiles, mais c’est mieux que l’année passée», affirme Hussein Mawono, professeur dans une école islamique, la quarantaine révolue.
Plus qu’une journée pour la fin du mois sacré du Ramadan en RDC. Les musulmans congolais se préparent pour rompre le jeûne en beauté. Mais aussi pour la fête de l’Aïd el-Fitr. Des boutiques et magasins où se vendent les articles de l’Islam accueillent plusieurs personnes. Les hommes s’offrent des soutanes. Des femmes achètent des robes orientales. C’est pour la cérémonie de clôture prévue au stade des Martyrs de Kinshasa, capitale de la RDC ce jeudi 13 mai. D’après certains musulmans congolais, tout se passe dans un contexte économique difficile.
«Le marché n’est pas du tout abordable, la robe orientale qu’on achetait à 30$ est aujourd’hui à 90$. Les chaussures n’en parlont même pas. Ils n’ont qu’à avoir pitié de nous. Nous sommes tous confrontés à d’énormes difficultés pour trouver des habits», se lamente Sifa Abdallah, la vingtaine révolue, rencontrée dans le grand marché de Kinshasa appelé «Zando».
Zinduna Marceline, la cinquantaine panier de raphia entre les mains, se plaint de la hausse des prix de denrées alimentaires. Elle confie qu’elle n’arrive pas à acheter les aliments pour la fête. Mais aussi des habits pour les enfants. Elle achète le poulet importé à la place de la viande de bœuf pour minimiser le coût de dépenses, relate-t-elle.
«Malgré la crise qui gangrène, on s’adapte sans se plaindre mais on tient le coup», dit Bambino Keïta, habitant de la ville de Lubumbashi, dans le sud-est de la RDC.
Contrairement à certaines fêtes religieuses comme le jour de Noël célébré tous les 25 décembre, la date de l’Aïd el-Fitr est sujet de discorde dans la communauté musulmane. L’islam suit le calendrier lunaire, basé sur les phases de la lune.
Ali Maliki

