« Nous acceptons le cessez-le-feu à partir de ce 11 mars 2023 et déposons les armes », a noté un communiqué du groupe rebelle du Mouvement du 23 mars samedi 11 mars. Soit cinq jours après le dernier cessez-le-feu entré en vigueur dernièrement.
« Nous, M23 sommes prêts à céder à la communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) toutes nos positions déjà occupées dans les villages dans le territoire de Rutshuru dont Karuba, Muremure, Nyamitama, Nkingo, Kagano, Kihulu et tous les autres coins environnants », a indiqué le communiqué.
Mais ce mouvement rebelle ne cite pas les grandes cités qu’il occupe comme Bunagana, Kitchanga et Kiwanja. Une situation qualifiée de « mascarade » par des autorités locales.
Et il accuse les forces armées congolaise d’être auteurs de massacres des civils et mettre tout ça au dos du M23.
« Nous attirons l’attention des leaders régionaux et partenaires internationaux de prendre soin des populations qui sont dans les zones occupées par les FARDC et leurs alliés groupes armés qui sont auteurs de tueries des populations et occasionne le déplacement des populations », a poursuit le communiqué.
Le M23 réitère son engagement dans la restauration de paix et dit attendre un dialogue franc avec Kinshasa pour en finir.
Depuis la résurgence du M23, les relations entre Kinshasa et Kigali naviguent sur les eaux troubles. Mais Kigali a toujours nié de soutenir la rébellion du M23. Pour Kinshasa, le M23 est un mouvement terroriste soutenu par le Rwanda. Kigali, de son côté, accuse l’armée congolaise de soutenir les rebelles rwandais FDRL, accusés de génocide.
RK

