Déplacés par des combats entre l’armée et les rebelles du M23, plus de 5000 ménages vivent le calvaire dans le territoire de Nyiragongo au Nord-Kivu, Est de la RDC, selon Théo Musekura, président des déplacés de cette zone.
En fait, ces personnes ont trouvé refuge dans les écoles et les églises, où elles n’ont pas accès à l’eau potable. M. Musekura rapporte que « les Ong telles que Mercy Corps, AVIDES, IME/Grand Lacs et MSF approvisionnaient ces sites en eau potabl, mais malheureusement elles ont arrêté ».
« Depuis deux semaines, ces organisations ont suspendu leurs interventions par manque de financement. Nous avons déjà eu trois cas de décès. Nous avons aussi de cas d’accidents à la suite de la traversée de la route à la recherche de l’eau potable », détaille Théo Musekura à Sahuti africa.
D’après cette source, plusieurs cas de diarrhée sont déjà enregistrés dans différents sites. Il demande au gouvernement de restaurer la paix dans la zone afin de permettre à plus de 5000 ménages de rentrer dans leurs milieux d’origines.
« Nous vous supplions de faire l’intervention auprès de déplacés. Beaucoup des déplacés risquent de mourir à la suite du manque d’eau. Mais, le plus grand souci que nous avons, c’est de restaurer la paix dans nos villages que nous avons quittés pour qu’on puisse y rentrer », plaide M. Musekura Théo.
Au total, 75 sites des déplacés sur les 117 repartis dans le territoire de Nyiragongo au Nord-Kivu manquent d’eau potable depuis deux semaines. Les sources proches des organisations humanitaires au Nord-Kivu affirment que les urgences sont plus orientées à Kalehe au Sud-Kivu après le ressent éboulement qui avait fait plus de 250 morts.
RK

