Mardi 7 juin, les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé avoir pilonné des positions des combattants du Mouvement du 23 Mars (M23) à Jomba, territoire de Rutshuru au Nord-Kivu, Est de la RDC.
Dans le communiqué de l’armée congolaise, le général Sylvain Ekenge, porte-parole du gouverneur du militaire du Nord-Kivu, rapporte que « cette opération de pilonnage intervient après que des obus de canon tirés par les terroristes du M23 ont causé la mort à deux militaires et blessé cinq autres militaires ».
Selon cette source, l’usage des canons à longue portée témoigne du soutien que le M23 bénéficient de son allié naturel, faisant allusion au Rwanda.
« Cette énième attaque intervient malgré les appels lancés au M23 de déposer les armes, mais aussi en dépit de la réunion de Goma des chefs de défense de la communauté des Etats de l’Afrique de l’Est (CAE) consacrée à la recherche des solutions aux problèmes sécuritaires dans cet espace communautaire ».
« Face à cette situation et aux intentions belliqueuses du M23, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ne sont pas restées les bras croisés. Elles continuent de pilonner les positions des terroristes du M23 depuis les petites heures de ce lundi », indique ce communiqué.
Après l’accalmie, les combats ont repris entre l’armée et les rebelles M23 à Rusthuru. Des affrontements attisent des tensions diplomatiques entre Kigali, accusé de soutenir les rebelles, et Kinshasa.
Depuis Goma, Reagan Kimbale

