Au moins 2025 civils ont été tués durant l’état de siège. Tel a indiqué la société civile du Nord-Kivu dans un rapport dont une copie a été remise à Sama Lukonde, Premier ministre congolais, qui séjourne dans l’est du pays depuis lundi 11 avril.
Selon cette structure, près de 338 civils ont été tués en période de mutualisation des forces entre les l’armée congolaise FARDC et ougandaise UPDF. Elle affirme avoir répertorié « 143 civils tués parmi lesquels quatorze personnes dans le groupement Jomba, en territoire de Rutshuru, lors des attaques du M23 en date du 27 au 28 mars 2022 et 6 changeurs de monnaie en ville de Goma ».
Selon ce rapport, « 179 cas d’enlèvement ont été enregistrés, dix-sept cas de justice populaire dans différentes contrées mais également 542 camouflages des maisons et des boutiques ».
La société civile locale affirme être tout de même satisfaite du paiement régulier et de l’augmentation des salaires des agents du gouvernorat. Et de la diminution sensible des tensions politiques ainsi que de l’augmentation des recettes. Elle déplore ce qu’elle qualifie de « divagation des certains militaires », dont leurs unités ont été mutilées dans d’autres zones du pays.
Pour réduire l’insécurité en province, le gouvernement devra faciliter la mutation urgente des militaires et policiers ayant plus de 3 ans au Nord-Kivu, tout en renforçant la diplomatie congolaise envers d’autres nations voisines, pense la société civile. Cette dernière reste opposée à un dialogue avec les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23).
Les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri sont placées sous état de siège depuis mai dernier. Cette mesure du gouvernement congolais vise à endiguer l’insécurité dans l’est de la RDC, en proie à des attaques de groupes armés. Mais la situation reste instable.
Depuis Goma, Reagan Kimbale

