En RDC, l’opposant Martin Fayulu tente de dissiper le malentendu autour de sa rencontre avec le président Tshisekedi, son farouche adversaire, après la polémique.
Depuis, cette rencontre a alimenté les débats. Dans un communiqué publié ce lundi, Martin Fayulu explique les raisons de son engagement. Il rejette toute « lecture opportuniste » après son entretien avec le président Tshisekedi, son allié d’hier avant de devenir son farouche adversaire. En fait, M. Fayulu a longtemps contesté les résultats de la présidentielle de 2018, remportée par Félix Tshisekedi.
Cette figure de proue de l’opposition congolaise affirme que « l’article 63 de la Constitution fait du patriotisme une obligation pour chaque citoyen en cas de menace contre l’intégrité territoriale du pays ». Pour lui, le « Camp de la Patrie » n’est pas un pacte politique. Il argue qu’il s’agit « d’un état d’esprit, celui du refus de la balkanisation, de la soumission et du silence face aux dangers qui guettent la nation ».
La dernière, la rencontre entre le président Tshisekedi et Martin Fayulu avait duré près de deux heures, centrée sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays et les perspectives d’un dialogue national inclusif. Martin Fayulu a affirmé avoir sollicité cette rencontre pour plaider auprès du président en faveur de l’initiative de la Cenco-Ecc.
Les chefs religieux sont à la manœuvre pour un « Pacte social » pour le vivre-ensemble. L’opposant avait également indiqué avoir exhorté le chef de l’État à recevoir officiellement les évêques catholiques et les pasteurs protestants, porteurs d’un projet de dialogue interne censé débuter ce mois de juin. Mais cette initiative peine à faire l’unanimité.
Si l’opposition se montre ouverte, le camp présidentiel continue de trainer le pas. Toutefois, les évêques de la Cenco et les pasteurs de l’Ecc attendent d’être reçus par le président Tshisekedi pour lui présenter les conclusions de leurs consultations. Une étape importante avant d’amorcer les travaux préparatoires d’un dialogue national inclusif.
Ephraïm Kafuti

