Arrêté fin mai par les services de renseignement militaire, Salomon Idi Kalonda, proche de l’opposant Moise Katumbi, comparaît devant la justice militaire en audience foraine à Kinshasa, ce jeudi 17 août.
Il est jugé pour « incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline et atteinte à la sûreté intérieure de l’État ».
Ensemble pour la République rejette toutes les accusations retenues contre leur membre. Pour cette formation politique, l’arrestation de M. Kalonda est une démarche du pouvoir en place pour déstabiliser leur leader, Moise Katumbi, candidat déclaré à la présidentielle de 2023.
Le grief sur la détention illégale d’arme et des munitions de guerre a été retiré des chefs des accusations qui pèsent sur l’inculpé après l’instruction. Dans un point de presse, Matata Ponyo, ex-Premier ministre et allié de Moïse Katumbi, a affirmé que l’arme, dont on reprochait M. Kalonda de détenir, était celle de son garde du corps.
Pour cette première comparution, les juges devront s’atteler sur la forme de la procédure avant d’attaquer les questions de fond dans les prochaines audiences. La défense de Salomon Kalonda est assurée notamment par ses camarades du parti Ensemble pour la République.
Joe Kashama

