«Je suis jeune congolais, je fais partie de la solution pour la nature», ont lancé les jeunes Congolais à l’ouverture de la semaine de la biodiversité à Kinshasa, capitale de la RDC, mardi 18 mai. Cette cérémonie s’est déroulée dans la faculté de science de l’environnement de l’Université de Kinshasa. Cette activité organisée par Africain Wildlife Foundation (AWF) vise à sensibiliser les jeunes pour une gestion responsable de la biodiversité.
A la journée d’ouverture, l’accent était mis sur l’importance de la biodiversité dans la vie de l’homme. Mais aussi sur l’impact de l’homme à la biodiversité. Les discussions se sont déroulées dans une ambiance studieuse. C’était sous le regard attentif des étudiants vêtus de polos verts pour symboliser l’environnement. Antoine Tabu, coordonnateur de l’AWF en RDC, évoque deux problèmes de la gestion de la biodiversité. Il affirme qu’il s’agit de la sensibilisation et de l’organisation.
«Les gens qui polluent l’environnement sur le plan salubrité ne savent pas que le geste qu’ils posent est fatal pour l’environnement. Les gens doivent comprendre qu’il faut jeter les objets dans un endroit approprié. On doit avoir toute une structure. On peut remettre le Programme National de l’Assainissement (PNA) pour savoir comment prélever les déchets», a-t-il indiqué. «Si la biodiversité n’est pas conservée et maintenue à l’état utilisable, les progénitures vont se moquer de nous. C’est pourquoi il y a une nécessité de prendre conscience de l’importance de la biodiversité et des écosystèmes qui le contiennent», a préconisé Honoré Belezi, professeur de l’environnement.

La semaine de biodiversité est organisée en marge de la journée de la biodiversité célébrée le 22 mai. Elle se tend du 18 au 22 mai. Des conférences-débats seront organisées dans quatre sites universitaires. Il s’agit de l’UNIKIN, de l’ISP, de l’UPC ainsi que de l’IFASIC. Cette semaine sera clôture par une caravane jusqu’à la place des évolués, dans la commune de la Gombe, avec les étudiants de quatre universités. «Je suis contente d’avoir participé à cette conférence. Il faut qu’on prenne conscience de nos actes et de leur impact sur la biodiversité», a confié Bénie Izwa, étudiante en troisième année dans la faculté de l’environnement.
«La jeunesse est la grande partie de la solution puisse qu’elle est porteuse des initiatives pour la protection de l’environnement. Bien que la majorité de jeunes ne s’est pas encore appropriée la question de la biodiversité. Nous, qui avons participé à cette conférence, nous sommes comme des ambassadeurs afin de conscientiser d’autres sur cette question», a déclaré Bienvenu Bola, étudiant en année terminale en science de l’environnement.
Trésor Mutombo

