Ce lundi 11 juillet, les organisateurs des sit-in lancés, depuis près de dix jours à Khartoum pour le retour de civils au pouvoir, avoir démantelé deux de leurs quatre campements à Khartoum, capitale soudanaise.
Les manifestants anti-junte, qui disent être choqués par la violation de la répression de manifestants par les forces de sécurité, ont monté quatre campements, dont deux dans le centre de Khartoum, un dans la banlieue nord-ouest d’Omdourman et un dans la banlieue nord-est de la capitale.
Maintenir la pression et obtenir le départ de la junte au pouvoir. Tel est leur objectif. Mais quelques jours après ces mobilisations, alors que les Soudanais célébraient la fête musulmane de l’Adha, les « comités de résistance » d’Omdourman ont annoncé la levée le camp dans leur zone.
Ces comités de résistance sont des groupes de quartiers qui organisent les manifestations depuis le putsch du 25 octobre. Ils sont la force la plus écoutée par la rue et avaient auparavant reproché aux partis civils de s’être compromis, en acceptant de gouverner main dans la main avec les militaires.
Cette décision intervient après que le général Abdel Fattah al-Burhane, chef de la junte, a annoncé vouloir laisser place à un gouvernement de civils. Sans toutefois donner les modalités de ce départ. Certains voient en cette décision une possible entente entre les comités de résistance d’omdourman et le pouvoir militaire.
Dinho Kazadi

