Au Soudan, où des combats sanglants et meurtriers entre l’armée et les Forces paramilitaires de soutien rapide (FSR) se poursuivent, les Nations-Unies mettent en garde contre une catastrophe humanitaire à El Fasher si le conflit s’y étend.
Vendredi 17 mai, Volker Turk, haut-commissaire des droits de l’homme de l’ONU, a discuté avec les commandants des deux côtés du conflit. Il s’agit du général Abdel Fattah al-Burhan et de général Mohamed Hamdan Daglo, son ancien numéro deux. Selon Ravina Shamdasani, son porte-parole, M. Turk a exhorté les deux généraux en conflit à une « désescalade ».
Dans une conférence de presse, il affirme avoir été horrifié par l’escalade de la violence près de d’El Fasher.
Le Haut-Commissaire avertit les deux commandants que les combats à (Al-Fashir), où plus de 1,8 millions d’habitants et de personnes déplacées sont actuellement encerclés et courent un risque imminent de famine, auraient un impact catastrophique sur les civils. D’après cette source, ils aggraveraient le conflit intercommunautaire avec conséquences humanitaires désastreuses.
Au Soudan, des centaines de milliers de personnes se réfugient à El Fasher, sans provisions de base. Ils craignent que les combats à proximité ne se transforment en une bataille totale pour la ville, le dernier bastion de l’armée soudanaise dans la région occidentale du Darfour.
Les puissances régionales et internationales tentent de pousser les parties à négocier la fin d’une guerre de 13 mois. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a déclaré qu’au moins cinquante-huit personnes ont été tuées autour d’El-Fasher depuis la semaine dernière.
Josaphat Mayi

