Au Togo, la liste des 137 enseignants exclus du système éducatif et redéployés dans l’administration, s’est allongée avec neuf autres. C’est ce qu’a décidé le gouvernement mardi 05 avril. Selon Lomé, cette mesure ne concerne que « les membres les plus en vue du Syndicat des Enseignants du Togo (Set). Malgré les sanctions, le Set maintient la grève sur une période de quatre jours.
Le gouvernement trouve leurs revendications « inadmissibles » et qualifie ce syndicat « d’irrégulier et d’illégal ». Un concours de recrutement de 3.250 nouveaux enseignants est annoncé dans les jours à venir.
« Ces décisions ne font ni chaud, ni froid. Nous allons continuer jusqu’à ce que nos doléances soient prises en compte », a confié un membre du syndicat à Anadolu.
Ce syndicat réclame une prime mensuelle de logement de 50.000 Fcfa (environ 100 Usd) pour tout enseignant sans distinction en conformité avec la réforme de l’enseignement de 1975, et une prime annuelle d’éloignement d’au moins 300 Fcfa (0,6 Usd environ). Mais aussi une allocation de mutation d’au moins 100.000 Fcfa (soit 200 Usd) pour l’interrégional et 60 000 Fcfa (soir 120 Usd) pour l’intrarégional.
Ce bras de fer intervient alors que s’approchent les examens de fin d’année dans le pays. Les premiers sont programmés en juin prochain.
Ali Maliki

