Noureddine Bhiri, ancien ministre tunisien de la Justice et haut cadre du parti d’inspiration islamiste Ennahdha, assigné à résidence, a été libéré, mais fait toujours objet d’une enquête pour terrorisme. C’est ce qu’a annoncé le gouvernement tunisien ce mardi 08 mars. Selon Tunis, la justice va achever les enquêtes et les mesures judiciaires nécessaires sur leurs cas.
Mais son parti politique a nié à plusieurs reprises l’implication de M. Bhiri dans les accusations de terrorisme. Et a averti que sa vie était en danger.
Noureddine Bhiri, 63 ans, qui souffre de diabète, d’hypertension artérielle et de problèmes cardiaques, a entamé une grève de la faim depuis son arrestation en décembre dernier. Il a accepté de se faire soigner pour son hypertension dans un hôpital de la ville de Bizerte, dans le nord du pays, où il se trouve depuis le deuxième jour de sa détention.
Cette libération est intervenue un jour après que le président tunisien Kais Saied a inauguré un conseil de juges temporaire, remplaçant le Conseil supérieur de la magistrature qu’il a aboli il y a des semaines. Il a affirmé qu’il avait été « infiltré par Ennahdha ».
En 2011, le parti a joué un rôle central dans la politique tunisienne depuis la révolution qui a renversé l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali.
Mais il est depuis devenu une cible principale de M. Saied. En juillet 2021, il a limogé le gouvernement et gelé le Parlement dominé par Ennahdha, avant de passer plus tard au pouvoir par décret.
Ali Maliki

