Des centaines de migrants subsahariens expulsés de Sfax vers le désert ont été mis à l’abri dans les villes au sud de la Tunisie, lundi 10 juillet, rapporte Human Rights Watch.
« La totalité des 500 à 700 migrants qui se trouvaient à la frontière avec la Libye ont été transférés ailleurs », a confié à l’AFP Salsabil Chellali, responsable de l’ONG Human Rights Watch à Tunis.
Parmi ces ressortissants abandonnés dans une zone désertique à la frontière entre la Libye et la Tunisie, au moins deux ont été retrouvés morts, selon une source juridique proche du dossier.
« Un premier corps a été retrouvé il y a au moins dix jours dans le désert de Hazoua [à proximité de la frontière algérienne, NDLR] et un autre hier soir », a révélé Nizar Skander, porte-parole du tribunal de Tozeur, dans le sud-est de la Tunisie. Cette instance a ouvert une enquête pour mort douteuse.
D’après HRW, les autres migrants récupérés par les autorités tunisiennes à la frontière libyenne ont été divisés en plusieurs groupes.
Pourtant, samedi dernier, le président Kaïs Saïed avait dénoncé des mensonges propagés sur les réseaux sociaux. D’après un communiqué de la présidence, les migrants recevaient un traitement conforme à nos valeurs, contrairement à ce qui se dit dans les milieux coloniaux et les agents qui œuvrent à leur service.
La chasse de ces migrants de la ville de Sfax est intervenue à la suite de la mort d’un Tunisien âgé de 41 ans lors des affrontements avec les habitants locaux. Ils ont été évacués de cette ville la semaine dernière.
Josaphat Mayi

